Le transfert à 75 millions d’euros (64M£) devait être la pièce manquante du puzzle de Mikel Arteta. Pourtant, six mois après son arrivée à l’Emirates Stadium, le cas Viktor Gyökeres divise l’Angleterre. Si les supporters espéraient voir l’ancien serial-buteur du Sporting CP porter Arsenal vers le titre, les observateurs les plus acerbes, à l’image de Gabby Agbonlahor, n’hésitent plus à parler d’une erreur de casting monumentale.
Un constat cinglant : “Il ne sera jamais un buteur d’élite”
L’ancien attaquant d’Aston Villa, désormais consultant influent, n’a pas pris de gants pour disséquer les performances du Suédois. Pour Agbonlahor, le verdict est sans appel : Gyökeres manque de la dimension nécessaire pour briller dans les sommets de la Premier League.
“Il ne sera jamais un attaquant d’élite pour Arsenal”, a-t-il affirmé. “Il ne peut tout simplement pas marquer face à des défenseurs d’élite. En Premier League, vous ne pouvez pas vous cacher.”
Cette critique souligne une réalité statistique qui commence à peser lourd dans le Nord de Londres. Si Gyökeres affiche des chiffres corrects sur le papier, le détail de ses réalisations révèle une faille inquiétante : une incapacité chronique à peser lors des grands rendez-vous.
Des statistiques qui trahissent un manque d’impact
L’analyse de sa saison 2025/26 ressemble à un trompe-l’œil. Avec 6 buts en 22 apparitions en championnat, le rendement est déjà jugé insuffisant pour un joueur de son prix. Mais c’est la nature de ces buts qui inquiète : sur ses quatre buts inscrits hors penalty, tous ont été marqués contre des promus.
Face aux “cadors” du Big Six et aux défenses regroupées de Premier League, Gyökeres semble s’éteindre. Ses statistiques avancées confirment cette méforme :
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0,25 but (hors penalty) par 90 minutes : un ratio indigne d’un prétendant au titre.
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34,3 % de tirs cadrés : une précision qui laisse à désirer dans le dernier geste.
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20 fautes commises contre seulement 19 gagnées, illustrant une frustration croissante dans ses duels physiques.
L’exception européenne : L’arbre qui cache la forêt ?
Le paradoxe Gyökeres réside dans son parcours en Ligue des Champions. Avec 4 buts en 6 matches, il semble retrouver ses sensations dès qu’il quitte le sol britannique. Est-ce le signe d’un joueur plus adapté au football continental qu’au défi physique et tactique de la Premier League ?
Mikel Arteta, qui se disait “satisfait de son effectif” en janvier, commence à subir la pression. Avec l’absence de passe décisive au compteur de son attaquant de pointe, l’animation offensive des Gunners paraît parfois stérile. Gyökeres doit désormais prouver qu’il est plus qu’un “flat-track bully” (un joueur qui ne brille que contre les faibles) s’il ne veut pas que l’étiquette de flop ne lui colle définitivement à la peau.





