Alors que les licenciés se ruent sur la billetterie de l’édition 2026 de Roland-Garros depuis ce mardi 10 février, une question se pose : combien de drapeaux africains flotteront sur les courts de la Porte d’Auteuil en mai prochain ? Si le continent a connu des heures de gloire, la période actuelle s’apparente à une phase de reconstruction.
Le leader : Moez Echargui, l’espoir tunisien
En l’absence prolongée de certains cadres, c’est Moez Echargui qui porte actuellement le flambeau du tennis continental.
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Classement : 146e mondial.
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Le profil : Solide sur terre battue, le Tunisien réalise un début de saison 2026 régulier. Son objectif est clair : intégrer le Top 100 d’ici Roland-Garros pour s’éviter les périlleuses qualifications et intégrer directement le tableau final.
Une présence discrète mais résiliente
Derrière Echargui, le vide se fait sentir. L’Afrique du Sud, autrefois locomotive avec des joueurs comme Kevin Anderson ou Lloyd Harris, peine à renouveler son élite. L’Égypte et le Maroc maintiennent quelques représentants dans les tranches 300-500 du classement ATP, mais l’accès aux tournois du Grand Chelem reste un défi immense.
| Joueur | Pays | Rang ATP (Approx.) | Statut |
| Moez Echargui | Tunisie | 146e | Leader continental |
| Aziz Dougaz | Tunisie | 230e | En quête de régularité |
| Skander Mansouri | Tunisie | 350e | Spécialiste du double/transition |
| Mohamed Safwat | Égypte | 410e | Le vétéran du circuit |
Pourquoi une telle “période creuse” ?
Plusieurs facteurs expliquent cette baisse de régime :
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Le manque d’infrastructures : Hormis l’Afrique du Sud et les pays du Maghreb, les académies de haut niveau sont rares.
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Le coût du circuit : Sans aides fédérales massives, les jeunes talents peinent à financer leurs tournées internationales.
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L’absence de tournois majeurs : Le manque de tournois ATP/WTA sur le continent limite les opportunités de wild-cards pour les locaux.





