Lorsque Hansi Flick a pris les commandes du FC Barcelone, certains redoutaient un conflit de styles entre la rigueur allemande et la tradition de possession du club catalan. Après la victoire 3-0 face à Majorque, il apparaît plutôt que l’entraîneur a su construire une synthèse moderne : un Barça plus direct, plus intense physiquement, tout en conservant sa précision technique.
Des ajustements tactiques déterminants
La rencontre a illustré la qualité de lecture de jeu du technicien allemand. En première période, Majorque a réussi à fermer les couloirs et à ralentir la circulation barcelonaise, rendant l’attaque prévisible. Le tournant est venu après la pause : plus de verticalité demandée aux milieux et un positionnement plus avancé de Lamine Yamal ont permis de casser le bloc adverse. Ces corrections en cours de match, déjà observées à plusieurs reprises cette saison, montrent la capacité du staff à influencer directement le scénario des rencontres.
Un management fondé sur la responsabilité collective
Au-delà du terrain, la méthode Flick repose sur une culture de la responsabilité partagée. Il valorise les efforts invisibles autant que les gestes décisifs. Après le match, il a souligné l’importance du pressing des attaquants, rappelant que le travail défensif commence dès la première ligne. Cette approche renforce la cohésion du groupe. Parallèlement, l’intégration progressive des jeunes issus de la formation est gérée avec mesure, avec des responsabilités croissantes attribuées au bon moment.
Une exigence tournée vers les grands objectifs
Même avec une avance confortable au score, l’entraîneur est resté actif et exigeant jusqu’au coup de sifflet final. Cette rigueur reflète une ambition claire : viser les titres majeurs. Son discours reste constant — le talent doit être soutenu par l’intensité, la discipline et le travail. En combinant structure, compétitivité et créativité, le Barça version Flick affiche aujourd’hui une identité solide et ambitieuse.





