L’annonce de la composition d’équipe samedi après-midi avait provoqué quelques interrogations chez les socios. Dans un contexte de calendrier dense et d’échéances européennes proches, les choix effectués pour affronter Majorque ressemblaient à un véritable test de profondeur d’effectif. La victoire nette (3-0) est finalement venue valider ces options tactiques audacieuses.
Un milieu de terrain issu de La Masia
La principale satisfaction est venue de l’entrejeu. Privé de certains cadres habituels, le staff a misé sur Marc Casadó, qui a pleinement assumé son rôle de régulateur. Positionné comme point d’équilibre, il a orienté le jeu avec justesse tout en assurant un important travail de récupération. Très actif dans les duels et l’anticipation, il a permis au Barça de maintenir la pression au cœur du terrain. Cette performance illustre une nouvelle fois la capacité du centre de formation à produire des profils immédiatement opérationnels.
Une défense structurée autour d’Araújo
En défense, le retour de Ronald Araújo comme titulaire a renforcé la solidité du bloc. Son association avec Pau Cubarsí s’est révélée complémentaire : puissance, vitesse et impact pour l’Uruguayen, qualité de relance et lecture du jeu pour le jeune défenseur. Cette charnière a permis à l’équipe d’évoluer avec une ligne défensive haute, en toute confiance, limitant fortement les possibilités de projection de Majorque.
Une animation offensive plus flexible
Sur le plan offensif, le positionnement de Marcus Rashford sur l’aile gauche a apporté largeur et profondeur. Son profil rapide et direct a étiré le dispositif adverse, ouvrant des espaces exploitables dans l’axe. Robert Lewandowski a ainsi pu décrocher pour participer à la construction avant de se projeter dans la surface. Cette organisation met en évidence une évolution tactique : Barcelone peut désormais alterner phases de possession contrôlée et transitions rapides. La cohérence collective observée montre que le système de jeu prend le pas sur les individualités.





