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La gueule de bois de l’Atlético : giflés par le Rayo après l’euphorie du Barça

Trois jours seulement après leur démonstration de force face au FC Barcelone en Coupe du Roi (4-0), les Colchoneros sont brutalement redescendus de leur nuage. Ce dimanche, l’Atlético de Madrid s’est incliné sans gloire sur la pelouse du Rayo Vallecano (0-3), victime d’un calendrier étouffant et d’un manque d’inspiration criant.

​Un piège aux airs de cauchemar

​Coincé dans un tunnel infernal entre leur demi-finale de Coupe et un play-off de Ligue des Champions face à Bruges, ce court déplacement chez le Rayo avait tout du “match piège”. Diego Simeone l’avait anticipé en faisant tourner son effectif, mais ses hommes sont tombés en plein dedans. Malgré un stade Butarque de Leganés servant de refuge (la pelouse de Vallecas étant impraticable), l’Atlético n’a jamais trouvé son rythme.

​Pourtant, la chance aurait pu tourner tôt dans la rencontre lorsque Nobel Mendy a failli marquer contre son camp, sa déviation échouant sur sa propre transversale (11e). Ce fut, hélas pour les Madrilènes, leur seul frisson offensif notable d’une première période qui allait virer au fiasco.

​Dix minutes de perdition

​Le dernier quart d’heure avant la pause a été fatal aux partenaires de Jan Oblak. Si Nahuel Molina a sauvé les meubles une première fois sur sa ligne (34e), la digue a fini par céder.

  • 40e minute : Sur un festival de passements de jambes, Ratiu mystifie Ruggeri et centre pour Fran Perez, qui conclut de sang-froid (1-0).
  • 45e minute : Juste avant le repos, une relance manquée de Clément Lenglet profite à Isi. Sa frappe est repoussée par Oblak, mais Oscar Valentin surgit pour doubler la mise (2-0).

​Griezmann spectateur, l’Atlético impuissant

​Au retour des vestiaires, le “Cholo” a tenté le tout pour le tout en effectuant ses cinq changements avant l’heure de jeu. Mais rien n’y a fait. Le héros du milieu de semaine, Antoine Griezmann, est resté scotché sur le banc, préservé pour les échéances européennes.

​Le coup de grâce est venu de celui qui avait failli marquer contre son camp en début de match : Nobel Mendy. D’une tête puissante à la 75e minute, il a porté le score à 3-0, scellant une victoire historique pour le Rayo. La tentative désespérée de Jose Maria Gimenez en fin de match (82e), détournée par un Augusto Batalla vigilant, n’aura été qu’un baroud d’honneur inutile.