Alors que le monde du football réagit en ordre dispersé à l’incident raciste survenu entre Gianluca Prestianni et Vinicius Jr, Pep Guardiola a profité de sa conférence de presse pour livrer une analyse profonde. Loin des réponses laconiques, l’entraîneur de Manchester City appelle à une prise de conscience globale qui dépasse les limites du terrain.
Sollicité sur le sujet avant le choc de Premier League contre Newcastle, le technicien catalan a tranché avec la réserve affichée par Luis Enrique quelques heures plus tôt. Pour Guardiola, le cas Vinicius n’est que le symptôme d’un mal plus profond qui ronge la société.
« Le racisme est partout »
Fidèle à son franc-parler, Guardiola a rappelé une vérité biologique simple avant d’élargir le débat :
« J’ai dit la semaine dernière que la couleur de notre peau ne nous rendait ni meilleurs ni pires. Mais le racisme est partout. C’est cette façon de se comporter et de prétendre être meilleur que quelqu’un d’autre pour de nombreuses raisons. »
La solution par l’école, pas par le stade
Là où beaucoup réclament des sanctions sportives immédiates, Pep Guardiola pointe la racine du problème : l’éducation. Dans une envolée qui a marqué les esprits, il a remis en question les priorités de nos sociétés modernes.
« Comment résoudre le problème ? Par les écoles. Payez les enseignants, pas les footballeurs. Les enseignants et les médecins doivent être les personnes les plus importantes de la société, pas les managers de football. »
Un message fort pour les instances
En déplaçant le curseur de la sanction vers la transmission des valeurs, Guardiola rappelle que le football n’est qu’un miroir de la société. Cette sortie, très commentée en Angleterre et en Espagne, remet la responsabilité entre les mains de l’éducation nationale, tout en soulignant l’absurdité du culte de la personnalité dans le sport de haut niveau face à l’urgence sociale.
Alors que l’UEFA étudie toujours le dossier Prestianni, la “méthode Guardiola” propose un remède à long terme : instruire pour ne plus avoir à punir.





